Les produits de la vidéo
Le résumé de la vidéo
Deux Gretsch japonaises haut de gamme face à face : Setzer ’59 “Smoke” vs Falcon Player Edition
Essai en conditions simples sur un combo Vox AC15 : deux guitares au même tarif, deux philosophies sonores et ergonomiques bien distinctes.
Un test “plug and play” : une table, deux pelles, un Vox
La vidéo met en avant une configuration volontairement sobre : une guitare, un ampli, et des réglages rapides pour entendre le caractère brut des instruments. Les deux modèles essayés sont des Gretsch fabriquées au Japon, un point souligné comme un marqueur de haut niveau dans la gamme actuelle de la marque.
L’écoute se fait principalement en son clair, puis avec une légère saturation ajoutée ensuite, afin de vérifier la réaction des micros et la dynamique de jeu. L’ampli utilisé est un Vox AC15, reconnu pour son grain brillant et sa réponse très “joueuse”, particulièrement parlant avec des demi-caisses et caisses creuses.
« La fabrication japonaise, attention, c’est du high level. »
Brian Setzer Signature ’59 “Smoke” : brillance rock’n’roll et esprit rockabilly
Premier arrêt sur la Brian Setzer ’59 “Smoke”, une hollow body en érable laminé, équipée d’un Bigsby et de micros TV Jones inspirés des Filter’Tron historiques. Le discours insiste sur la “brillance” et l’ADN rock’n’roll/rockabilly, tout en rappelant que la guitare peut sortir de ce registre selon l’attaque et les réglages.
Le fonctionnement des commandes est commenté en situation : sélecteur trois positions, volumes et master volume typiques de l’univers Gretsch, et un système de tonalité pensé pour des changements rapides. L’intérêt est clair pour la scène : passer d’une couleur à l’autre sans chercher un potentiomètre au millimètre.
- Caractère sonore mis en avant : attaques nettes, aigus présents, grain vintage.
- Micros : TV Jones “full fidelity” (rééditions/variantes des Filter’Tron), décrits comme plus étendus en basses et en aigus.
- Équipement : Bigsby, et mécaniques à blocage évoquées pour sécuriser l’accordage.
« Efficace, parce que sur scène… tu vas direct. »
Falcon Player Edition : plus de corps, une autre réponse sous les doigts
La seconde guitare est une Falcon au look trompeur : de loin, elle pourrait passer pour une finition noire, mais la teinte tire vers un bleu/vert. Au-delà de l’esthétique, l’essai met surtout en avant un changement de philosophie : la Falcon testée est présentée avec un bloc central, ce qui modifie immédiatement la sensation et la réponse des graves.
Résultat à l’oreille : davantage de “corps”, une impression de densité supérieure et une projection plus musclée, avec une personnalité qui “balance” plus fort dans la comparaison directe. Les micros Filter’Tron (référence FT-67 citée) participent à ce rendu plus large, plus massif.
- Impression générale : plus de graves, plus de coffre, une attaque plus affirmée.
- Ergonomie : rappel du master volume Gretsch, utile quand certaines commandes tombent moins naturellement sous la main avec l’usage du Bigsby.
- Positionnement : une “légende” Gretsch, avec un caractère distinct de la Setzer.
Même prix, deux tempéraments : laquelle pour quel musicien ?
Le point clé du verdict tient en une ligne : les deux guitares sont annoncées au même prix. De quoi rendre le choix plus cruel, d’autant que la comparaison révèle moins une hiérarchie qu’une divergence de tempérament.
La Setzer est décrite comme très immédiate, incisive, lumineuse, avec un côté “boisé et aérien” typique des caisses creuses, et une polyvalence qui va du clean au crunch léger avec facilité. La Falcon, elle, impose une autre autorité : plus de matière, un comportement différent sous les doigts, et une présence qui semble plus “grosse” dans le mix.
« Deux guitares différentes, deux caractères différents. »
Conclusion : un duel de personnalités plus qu’un match de specs
Au terme du test, la comparaison se résume à une question de sensation et d’esthétique sonore. La Brian Setzer ’59 “Smoke” vise la brillance vintage, le twang, et une efficacité immédiate pour les registres rock’n’roll. La Falcon Player Edition propose une réponse plus dense et plus corpulente, avec une identité sonore qui se distingue nettement malgré l’ADN Gretsch commun.
Le conseil implicite est simple : écouter la guitare dans son contexte musical (rythmique, groupe, style) et choisir celle dont la dynamique et la prise en main donnent envie de jouer plus longtemps.
Pour trancher, l’idéal est de comparer les deux avec ses propres réglages et son toucher : c’est là que la différence entre “brillance aérienne” et “corps massif” devient évidente.
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